Olivier Messiaen, La Nativite

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Peu de pièces ont été accueillies avec tant de critiques, peu semblent avoir été ainsi statufiées  du vivant du compositeur...

L'œuvre d'Olivier Messiaen est admirable de poésie, de lyrisme, de spiritualité, jusqu'à cette vision qui anticipe déjà sur le devenir du Christ et qui explique le sens de La Nativité (1935) : Jésus accepte la souffrance, c'est la Nativité-Passion.



L'unité d'interprétation est forte, l'enchaînement des neuf pièces d'une souplesse parfaite, avec quelques sommets - ceux de l'œuvre justement, pour Messiaen - Le Verbe, en particulier, et bien sûr le Dieu parmi nous final, transcendant de virtuosité liturgique dans sa synthèse thématique.

Le Banquet Céleste (1926) et l'Apparition de l'église éternelle (1932) apportent à la fois la force et le calme, puis l'apaisement tenant lieu ici de post-méditation à celles de La Nativité.


"L'émotion, la sincérité, d'abord. Mais transmises à l'auditeur par des moyens sûrs et clairs". Ces mots de Messiaen en tête de sa note du premier fasciculede La Nativité résument presque complétement la valeur artistique de cet enregistrement.
Un disque superbe. Un classique.
Diapason, Michel Roubinet (novembre 1987)

 

 

 

Composition Orgue

 
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